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v i s i o n s   d e   l ' a c o u s m o n d e
 


Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles
 

Depuis janvier 2023, après une pause d'une vingtaine d'années qui suivait une décénie de travaux vidéo, j'ai repris la création d'images animées grâce au nouveaux développements des IAs. Si je met de côté les possibles catastrophes sociétales et environnementales, comme le camescope en 1994, elles constituent pour moi un outil qui permet d'explorer digfféremment les bordures de la figuration, cette zone ambigüe où s'entremêle la perception, la mémoire et l'imaginaire, et qui constitue un élément fondamental de mon travail sonore.
Plus que la pseudo Intelligence Artificielle, c'est plutôt l'Invention d'Artifices et les "défauts" qui l'accompagnent qui m'intéresse. Comme avec notre propre outil mental, il faut accepter de jouer le jeu des erreurs, et même rechercher ces fameuses "hallucinations" tellement décriées (à juste titre si l'on attend d'eux des réponses "vraies"), qui ne sont finalement pas si éloignées des effets de bords et des détournements maintenant classiques que l'on a opéré avec les machines et les logiciels depuis les débuts de la Musique concrète et de l'Art vidéo. Devant le développement effréné et possiblement catastrophique
La particularité des projets qui sont présentés ici reste malgré tout leur partie sonore, comment celle-ci abreuve les images et comment elle s'en abreuve en retour, autant dans ses matières que dans ses espaces.

 
Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles
 

C i n é m a p h o n i e s

Ces pièces s'appuient pour la partie sonore sur le travail réalisé pour les Préludes à l'espace en s'insérant dans la démarche du Jeu des possibles, une recherche sur les variations des modes de présentation des compositions sono-fixées. Quant à la partie visuelle, elle a pour rôle de servir d'introduction aux installations de la série des Visions de l'Acousmonde, à travers une forme plus facilement exportable.
En effet, à la différence des autres réalisations présentées sur cette page, les Cinémaphonies n'existent que sur un seul écran (qui peut être néanmoins plus ou moins large, jusqu'à rejoindre dans certains cas les écrans immersifs sur 360°), sous la forme de projections uniques.
Face à cette surface sans profondeur réelle, l'espace des sons peut tout de même déborder l'image de toutes part (en multiphonie jusqu'à l'espace volumétrique sur 80 canaux) ou au contraire s'y juxtaposer pour des présentations traditionnelles (jusqu'à la stéréophonie avec traitement transaural).
Dans tous les cas il ne s'agit bien-sûr pas de "rendre le sonore visible", mais plutôt de prolonger l'esprit et la sensibilité des pièces acousmatiques. Ce sont des émanations qui doivent rester sinon fugitives du moins en retrait par rapport aux sonore, il s'agit fondamentalement d'un "cinéma pour les oreilles" où les rôles habituels de l'image et du son sont inversés.

Akous-Batik, Point de rosée, Cinq mini mandalas, Rouge manège, Brouillards, Ailleurs, SSoSFAGTiaCaGwaP, La boutique d'ombres... 

 
      
 
  
  


 

 

Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles

 

C o r p u s   D e i A

Sous ce nom sont rassemblées trois compositions qui peuvent être présentées ensemble sous la forme d'une mini installation, à la manière d'un triptyque éclaté, ou séparément. Ève et les métamorphose peut également être téléchargée selon plusieurs "cahiers" et "livres", pour être lus chez soi indépendaments ou combinés en fonction des écrans (tablettes et ordinateurs) dont on dispose.
Les trois éléments partagent une même thématique autour de la représentation du corps humain (principalement féminin) et animal dans nos sociétés, s'appuyant sur certaines qualités très spéciales qu'ont pu produire les premières "Intelligences Artificielles".
La figuration du corps a constitué une difficulté majeure dans ces images, qui procurait au passage quelques indices de leur origine, notamment lorsque le nombre de doigts ou des configurations d'articulations de membres n'étaient pas conformes à la physiologie humaine... On pouvait alors, au moyen de prompts négatifs, essayer de réduire ces aberrations, mais j'ai préféré au contraire jouer avec ces "défauts" et tirer partie de ce qu'ils apportaient.
Car l'autre aspect de Corpus DeiA est la métamorphose.
Les animations sont toutes constituées d'images fixes – à l'intérieur desquelles il existe déjà un certain niveau d'ambiguité – qui évoluent les unes dans les autres souvent d'une manière extrêmement lente, selon des glissements complexes de pixels faisant apparaître d'autres images fantômes en perpétuelle transformation. Ce sont des miroirs déformants, des mirages qui dévoilent d'autres réalités.
Quant aux sons ils ont été également générés par IA, Stable Audio pour Ève et les métamorphoses et Udio pour Les corps instables. Les prompts employés avaient pour but d'une part de court-circuiter le conditionnement musical des apprentissages (pas facile !), et d'autre part d'essayer d'obtenir des matières et des morphologies hybrides qui rappellent à la fois l'humain et l'animal (pour Ève) ou certaines musiques orchestrales et vocales dites "contemporaines" (Les corps instables).

Ève et les métamorphoses

Formats :
- Installation : jusqu'à 8 séries sur deux à quatre écrans, son binaural / transaural
- Cahiers et Livres : plusieurs séries, simples ou doubles, pour écrans personnels (tablettes, ordinateurs...), chacune pouvant être associée avec un mixage transaural différent, pouvant être combinés à loisir

Le graphisme est basé sur une double génération d'images, crées avec Dall•e mini puis re-rendues avec StableDiffusion (408 images à l'origine).
Celles-ci ont été au départ le résultat de variations apparues curieusement et aléatoirement à partir d'un prompt qui était conçu initialement pour l'illustration d'un Prélude à l'espace, que j'ai ensuite favorisées et sélectionnées, comme on le ferait pour certaines cultures ou élevages.
Bien qu'à l'origine très peu détaillées, j'y trouvais des allusions multiples qui ont été confirmées et magnifiées par la suite, sans le faire exprès, lors des régénérations avec Stable Diffusion : anciennes gravures d'illustration de la Bible et de la Génèse, tapisseries du moyen-âge, Jérôme Bosh, images d'Épinal, certains peintres surréalistes, publicités et films de série B des années 50-60, BD, Terry Gilliam des Monthy Pythons...
À la fois fascinantes par leur "inventivité", savoureuses dans leurs détails et souvent drôles, elles jouent et déjouent (sans le savoir) nombre de nos conventions plus ou moins admises : celles de la figuration, de la perspective, de la logique, éventuellement du bon goût !
L'animation fait apparaître des moirages et des mirages fantastiques, où l'on peut se perdre avant que l'image se stabilise et nous procure une sorte de "solution" à l'énigme de leur devenir. En raison de cette lenteur, lors d'un simple coup d'œil on peut croire qu'il s'agit de tableaux figés, mais lorsque le regard revient sur l'une des images il est surpris de la retrouver très différente, et il s'attache alors à découvrir et à suivre les indices de ces transformations, à essayer d'anticiper ce à quoi elle vont peut-être aboutir...

              
                

La partie sonore forme une sorte d'évocation d'un monde enfoui ou émergeant, lointain et fragile, qui semble raconter des histoires incomplètes et énigmatiques.

 

Pas de danse (Les corps instables)

Format : grand écran ou vidéoprojection, son binaural / transaural
Hommage aux mouvements de la danse et aux danseuses, mais surtout aux courbures et aux plis infinis des corps, en équilibres instables et en perpétuelle mutation. Ce sont des aberrations physiques d'où émergent des organismes peut-être impossibles mais non dénués d'une certaine forme de sensualité.
La partie sonore, issue de rendus effectués avec l'IA Udio, est constituée de couches vocales étirées, d'allure et de comportement très "musique romantique du XXème siècle", avec juste ce qu'il faut de dérapages et d'incongruités pour que l'attention reste en éveil et en interrogation.

         
         
         

 

Bodies building

Format : écran 12" 16:9, pas de son
L'image du corps "magnifié" par le culturisme, culture d'organes qui dérive vers des monstruosités animales et végétales, pour s'amuser...
Cette animation rapide et courte (4'42 bouclée) est issue d'un premier travail sur le morphing de corps réalisé en 2002, réinterprétée image par image en 2023 avec Stable Diffusion.

     

 

Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles

 

I  A ' s   m e m o r i e s

À quoi rêve IA lorsqu'elle n'est pas occupée à répondre à nos requêtes imbéciles, lorsque les quelques nanosecondes grapillées ici et là libèrent un peu de temps de vacuité ? De quoi se souvient-elle de son enfance, lorsqu'elle n'était alors

Les rêves d'IA est un projet tentaculaire dont les modes de présentation devraient couvrir une large étendue de formes et de médias : livres, applications pour tablettes avec son binaural, micro et macro-installations en multi-écrans, diffusions audio-visuelles immersives, et d'autres encore...
La génération initiale des images a été réalisée durant l'hiver 2022-2023 avec Dall•e mini (ancienne version de Craiyon), images qui ont été ensuite "développées" avec l'environnement open source StableDiffusion durant l'hiver suivant. Le nombre total de ces images, avec quelques variations autour du prompt principal, était alors de 28904.

Craiyon 1 / Dall•e mini pouvait déjà être considéré à sa naissance, et à juste titre, comme produisant un rendu "de mauvaise qualité", c'est à dire de basse résolution et extrêmement loin du photoréalisme auquel on est parvenu ensuite. Il faisait partie de ces nombreux développements qui ont proliféré à partir de 2020, et qui ont été abandonnés plus ou moins rapidement pour d'autres considérés comme plus puissants, en tout cas plus adaptés aux requêtes et aux utilisations qui en étaient faites.
Mais contrairement à ses successeurs célèbres comme Dall•e 2, puis 3, puis 4 (avec lesquels il ne possède d'ailleurs pas de code commun) cet ancêtre disposait de ce que je m'autorise à appeler "un niveau de créativité" qui est sans commune mesure avec ce que les IAs récentes peuvent produire "spontanément", c'est à dire sans devoir aligner des centaines de mots dans leur prompt, et encore...
Ces qualités surprenantes mon touché, l'univers qui apparaissait à travers ces images, je pourrais même dire "au delà" d'elles, était pour moi riche en émotions, plein de mystère et d'interrogations, ouvrant sur un ailleurs que j'avais le désir de pénétrer, d'explorer, et qui suggérait tout un monde d'applications possibles que j'avais envie de partager.


(l'Observatoire)

 

Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles

 

 

Le théâtre des ambiguïtés

Cette installation reprend, poursuit et amplifie le propos et la mise en espace de ma première installation visuelle et sonore de 1995 Le théâtre de la mémoire. Elle se trouve être un peu aussi un théâtre de ma mémoire, car elle s'appuie intégralement sur des travaux vidéo, tournages, traitements et montages, que j'ai réalisé durant ces années là, ici "recréés" image par image avec Stable Diffusion et généralement étirés dans le temps d'une manière extrême.
Le résultat ce sont des dé-figurations, des transfigurations, des transfusions, des transgressions lentes qui, durant parfois plusieurs heures, jouent avec les ambiguités de la figuration et de l'abstraction, et, du point de vue du visiteur, des rencontres entre son observation et son imaginaire.

Les créations sont organisées en îlots sonores et visuels, choisis et organisés selon les caractéristiques du lieu et de la mise en espace qu'il permet. Idéalement, celui-ci devrait être un peu labyrinthique, ou tout du moins disposer de coins et de recoins susceptibles d'accueillir un écran, une projection et/ou quelques enceintes, sur un mur, sur le sol ou au plafond, posés ou suspendus, où les visiteurs pourraient s'oublier dans leur contemplation et perdre un peu la notion du temps et de l'espace... 


                   

 

 

 

Cinémaphonies | Corpus DeiAIA's DreamsLe théâtre des ambiguïtés | Toiles // Voiles

 

 

T o I l e s  //  V o I l es


C'est un labyrinthe de surfaces-écrans, rigites ou flottant, sur lesquels, à partir desquels, à travers lesquels la lumière façonne ses matières et ses images, figurant des réalités absentes à travers d'autres réalités présentes.
Les images s'inspirent principalement d'éléments naturels, micro ou macroscopiques. La plupart ont d'abord été réalisées à l'aide d'une tablette graphique dans les années 2010, puis retravaillées avec Stable Diffusion ainsi que d'autres techniques plus ou moins conventionnelles.

Techniquement, l'installation combine librement des écrans de différentes tailles et formats avec des voiles d'intissé semi-transparent, captants et réfléchissant directement ou indirectement la lumière des vidéoprojecteurs. Le nombre de toiles et de voiles ainsi que leur disposition dans l'espace est variable et dépend des lieux et des moyens mis à disposition.
Les sons sont principalement produits par les haut-parleurs intégrés dans les projecteurs ou dans les écrans, complétés selon les configurations par de petites enceintes dispersées dans l'espace.

 

 

 

 

et pour mémoire...

 

 Douze Préludes, Études et Interludes
1. Etude crayonnée d'après E. Muybridge (7'11)
2. Glissements hésitants du désir (6'37)
3. Etude sur les brisures (5'45)
4. Interlude 1 (3'31)
5. Masques (6'22)
6. Etude en blanc et noir (3'42)
7. Interlude 2 (4'45)
8. L'île chavirée (6'20)
9. Etude vibratile (6'26)
10. En attendant le silence (4'50)
11. Interlude 3 (3'13)
12. Le temps perdu (9'07) 


Après une installation (Le théâtre de la mémoire - 7 canaux vidéo et 14 canaux audio, 1995) et une pièce en multi-écran (Une brèche dans la citadelle - 6 canaux vidéo et 16 canaux audio, 1998), toutes les deux présentées en publique une seule fois..., j'ai réalisé une première série de miniatures vidéo simples, c'est à dire pour un seul écran et en stéréo, afin d'avoir enfin quelque chose de "montrable".
Les vingt-quatre pièces qui composaient ces premiers cahiers de Préludes, Études et Interludes ont eu une petite vie publique, et ont été un peu distribués sous la forme de cassettes SVHS.
Mais comme je n'étais tout de même pas bien satisfait du résultat - qualité technique très limite, certaines naïvetés et grossièretés visuelles, son stéréophonique - je me suis remis au travail pour une deuxième série de seulement douze pièces cette fois, mais nettement plus développées et, pour certaines je pense, abouties.
Le titre de l'ensemble est plus qu'une référence, un hommage, aux cahiers de Préludes et d'Études pour piano de Claude Debussy et de Frédéric Chopin. Ces merveilles d'inventivité, de poésie mais aussi de rigueur, ont représenté pour moi une sorte de modèle de comportement, de concentration, où le camescope et l'ordinateur du XXI° siècle tenaient un peu le rôle du piano du XIX° siècle : à la fois l'outil personnel et intîme de la composition et, avec le DVD, sa dissémination possible dans les salons...
Quant aux rapports entre les images et les sons, la composition conjointe des deux médiums fait de chaque pièce un objet dense, où l'œil et l'oreille sont conjointement sollicités. Cela m'a quelques fois été reproché lors de projections publiques en séries, mais ces pièces sont effectivement faites pour être appréciées à petite dose, pour pouvoir revenir dessus autant que nécessaire. C'est bien là tout l'avantage du support domestique sur la séance de projection publique... 

Certains éléments sonores devraient revoir un jour nouveau à l'intérieur de la série des Préludes à l'espace.

 

DVD-Video DTS

2001-04

 

 

L e s   p i e d s   s u r   t e r r e

Si le principe peut être anecdotique, voir des images s'animer sous nos pieds lorsque l'on se déplace dessus, il peut être aussi l'origine d'une aventure exploratoire merveilleuse. 
Les pieds sur Terre est un grand jardin dont on ne voit jamais qu'une partie, un neuvième de sa surface totale pour être précis.
Il abrite des objets visuels et sonores qui s'animent au passage des visiteurs, avec lesquels ils peuvent jouer. Ce sont eux aussi qui décident d'en faire apparaître telle ou telle partie utilisant la navigation d'une boussole qui surgit à certains moments. Peu à peu, au fil de leurs passages, le jardin se transforme. Il se dégrade en même temps qu'il s'enrichit des traces que les visiteurs ont laissés, jusqu'à ce qu'il se retrouve à nouveau dans son état initial pour un nouveau cycle de métamorphoses.
La première version a été réalisée sur une initiative de Frieder Weiss (programmeur du système Eyecon) pour fonctionner en nocturne dans une rue piétonne de Dresde durant l'été 2003. Une seconde version plus développée a été présentée au Château des Adhémar à Montélimar en 2006.
La partie visuelle et sonore a été programmée à l'aide du logiciel Multimedia Fusion.


(commande de la Trans-Media-Akademie de Dresde, création à Dresde, juillet 2003)

 
2003-R2006

vidéo projection
et 6 canaux audio

capteur vidéo et analyse du mouvement Eyecon et logiciel original

espace permettant de faire l'obscurité,
accrochage du vidéoprojecteur et des projecteurs infra-rouge au plafond


(la vue d'ensemble des neuf zones du jardin, plusieurs états temporel y sont superposés) 

 

 

 Petits aperçus d'un Grand-Tout

Un CD-Rom inclassable, à télécharger.

C'était au départ quelque chose qui devait servir à faire connaître mon travail acousmatique multiphonique, un produit multimédia où la dimension visuelle et l'interactivité permettraient de pénétrer (virtuellement) dans mon espace sonore.
Puis je me suis laissé prendre par un mode d'écriture audio-visuel d'une richesse extraordinaire, dont je tentais pas à pas d'en domestiquer quelques aspects, sans autre ligne directrice que mes œuvres existantes et les nouveaux jeux qui s'offraient à moi. Ça a été passionnant et extrêmement prenant...
Le résultat a été quelque-chose de complexe et d'assez peu lisible, en tout cas par rapport au but initial.
Il a aussi, évidemment, beaucoup vieilli (il a été commencé à l'époque de Windows 95 !), tant techniquement qu'esthétiquement. Mais il conserve néanmoins un espace de jeu qui a su à l'époque captiver quelques personnes, et qui encore aujourd'hui peut éventuellement apporter un petit quelque chose, pour peu qu'on aime se perdre dans un jeu de pistes pas trop balisé.

  • compatible avec toutes les versions de Windows, mais optimisé pour XP, l'application peut geler ou planter sous Windows 7+ : il suffit de la fermer dans le Gestionnaire de tâches (aucun fichier n'est installé sur le système)
  • résolution d'écran 640 x 480 ! ça sera petit ou pas bien joli sur un écran moderne...
  • exécuter en tant qu'administrateur si vous avez un message d'erreur au lancement
  • l'application se lance en plein écran, ce qui peut poser des problèmes si vous avez plus d'un moniteur

 

CD-ROM

1996-99

CD-Rom pour Windows
Bien que réalisé il y a plus de vingt ans sous Windows 98, il fonctionne encore à peu près sous Windows 11 (merci Microsoft...).
Bon, l'expérience visuelle risque néanmoins d'être extrêmement frustrante, car la résolution d'écran était, tenez-vous bien, de 640 x 480 pixels sur 16 bits. À peine ce que l'on trouve aujourd'hui sur une montre premier prix...
Les différences de système et de gestion des cartes graphiques peuvent aussi conduire à certaines erreurs d'affichage dans les transparences, et des blocages ne sont pas totalement impossibles, mais sans risque ;-).
fichier RAR (441 Mio) : décompressez, puis lancez l'application (toutes les actions se font par survol et clics de la souris). 

 

 

U n e   b r è c h e   d a n s   l a   C i t a d e l l e

Sept parties : Les yeux ouverts, L'architecture du diaphane, Six scènes surréelles, Liturgie des gouffres, Dix petits drames, Les merveilles de Julia, Éloge de la fuite.
Une pièce un peu "opératique", l'aboutissement de ma première décénie de composition multiphonique et un travail vidéo multi-écrans difficile et ambitieux mais, je pense, qui était assez réussie mais qui n'a été présentée qu'une seule fois.
J'ai encore les six cassettes S-VHS et les deux cassettes ADAT, inutilisables et inutiles...

(commande et création au Festival 38° Rugissants à Grenoble)

 

1997

6 canaux vidéo, 16 canaux acousma

durée 41'

 

 

L e  t h é â t r e   d e   l a   m é m o i r e

Au milieu des années 90, l'extension au domaine de l'image de mon travail sur le son passait pour moi bien-sûr par l'espace. C'était même sa justification, et à ce moment là sa seule manifestation envisageable.
Cette installation était assez ambitieuse pour l'époque, car elle associait son et image selon des espaces physiques et mentaux que je souhaitais imbriquer, échanger, à la fois dans leur sens et dans leur perception, tout ça avec les moyens du bord...
C'était aussi la première fois où j'appliquais le principe des îlots, neuf ici, qui combinaient de petites entités autonomes en une sorte de scénographie les mettant en perspective les uns avec les autres.
Techniquement, c'était également un challenge, et j'y avais placé à peu près tout ce que je possédait comme ordinateurs, magnétophones, échantillonneurs, et écrans.
Elle n'a été présentée que durant un week-end (de grève nationale des transports...) par le GMVL à la Villa Gillet à Lyon, et je n'en ai même pas une photographie...

 theatre.gif
3 îlots sonores (mono, stéréo et quadri), 3 îlots visuels (1 écran, 1 projection et 2 écrans), et 3 îlots mixtes (1 petit écran / mono, 1 grand écran / stéréo, 1 écran / quadri)


1995

7 canaux vidéo, 14 canaux acousma

 

 

 

 

 

Le théâtre de la mémoire, Une brèche dans la citadelle et L'œil tactile ont constitué les trois grands projets que j'ai réalisés entre 1995 et 1998. À la charnière de l'analogique et du numérique, n'ayant pas pu effectuer à l'époque les transferts nécessaires, tous trois ont été perdus...
Le théâtre de la mémoire qui ouvrait cette série était ma première tentative de composition d'un espace constitué autant d'images animées que de sons "spatialisés". Les sept écrans associés aux quatorze points de diffusion sonore représentaient un défi, compte tenu de la technologie et des moyens dont je disposais, mais il était pour moi impensable d'aborder autrement le travail sur l'image, c'est à dire sans sa dimension spatiale et ouverte. Celui-ci s'est poursuivi sous une forme un peu plus "classique" (car frontale) avec les six écrans et les seize canaux audio de Une brèche dans la citadelle.
Entre les deux, L'œil tactile était uniquement, ou plutôt entièrement sonore, rassemblant dans l'audition seule ce que j'abordais d'une autre manière à travers la mixité des sens. L'oreille voit et touche, d'une manière qui lui est propre, mais qui apporte au cerveau une quantité et une qualité d'informations qui est d'autant plus significative qu'elle n'est pas masquée par celles qui proviennent des autres sens.

Mais face à la difficulté de diffuser ce genre d'œuvres techniquement exigentes, les réalisations qui ont suivi, qu'elles soient imagées ou acousmatiques, ont subit un resserrement important par rapport à ces premières tentatives, allant jusqu'à me contraindre me replier sur l'espace confiné de l'écran singulier, et pour le son au 5.1 et même à la stéréophonie !
Aspect néanmoins positif, la cassette vidéo (Préludes, Études et Interludes), le CD-Rom et le DVD-Rom (Petits aperçus d'un Grand Tout, La grande maison inhabitable) puis le DVD vidéo (Douze Préludes, Études et Interludes) m'avaient permis d'aborder la création de médias et la diffusion domestique.
Le CD-Rom notamment, avec son interactivité, avait ainsi  représenté une alternative curieuse mais viable aux espaces que j'avais mis temporaitement en sommeil. Je m'y suis engouffré pendant plusieurs années, mais hélas, entre les évolutions de l'informatique, l'omniprésense d'Internet et du jeu vidéo, cette direction pourtant très créative est rapidement devenue obsolète. Elle avait néanmoins apporté avec elle des créations plus spectaculaires comme le spectacle mixte 4Hands avec Bertrand Merlier, où je jouais de la vidéo en direct et que nous avons un peu tourné, notamment en Allemagne et en Autriche, ainsi que les installations interactives Les pieds sur Terre et Le ciel crevé.
Tout cela s'est arrêté en 2004 où j'ai pu enfin reprendre mon activité sono-spatiale grâce à l'atelier que j'ai occupé à Pélussin (trop peu de temps hélas...) et au début du développement de mes Acousmodules.
À part un court retour en 2008 pour Toiles//voiles (qui devait être poursuivi mais qui ne l'a pas été), c'en était fini pour moi du travail visuel et de la course technologique qui l'accompagnait, il était grand temps de me remettre à developper mon acousmonde !