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a c t i v i t é s : les actions à caractère pédagogique

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L'intervention "Le temps du faire"

(voir également Le temps du faire : Études pour membrane, une série de vidéos-parcours de la réalisation d'une composition multiphonique, ainsi que l'intervention Negentropia)

En 1984 j'avais composé La cicatrice du geste en référence à la peinture de Georges Mathieu, et plus particulièrement aux séances des années 50 où il faisait du temps de la peinture un spectacle, une démonstration sensible et presque pédagogique de sa manière de peindre.
Depuis, j'ai toujours eu le désir de transposer cette démarche dans le domaine du "son fixé", de partager avec le public pendant quelques heures une partie de ce qui d'habitude se déroule en privé, et souvent sur plusieurs mois ou années.
Trente ans plus tard, la maturation et la technologie aidants, je me sens prêt à tenter l'aventure !

Le temps de cette représentation dé-compose le processus opératoire qui va de la génération des sons premiers par la capture microphonique jusqu'à la réalisation de l'objet-fini, en passant par toute la série des gestes-écriture des sons et de leur espace. Il montre que tous ces gestes, qu'ils soient d'apparence technique ou plus "artistique" participent du même développement de l'idée, il met en évidence l'approche concrète du sonore et comment l'outil et l'expérience se nourrissent réciproquement.

          

La séance peut être soit commentée, c'est à dire que les actions peuvent être accompagnées d'explications sur leur intention et leur appplication, plus ou moins détaillées selon le niveau technique du public, soit muette, donnant toute la place à l'écoute, à la manière d'un jeu de piste...
La durée de l'intervention est généralement comprise entre deux et quatre heures. Elle peut être associée à des ateliers, master-class ou conférences sur la composition sonore spatiale.

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Le dispositif de projection est constitué de 18 petites enceintes qui peuvent être disposées de différentes manières. Le choix de caractéristiques sonores et spatiales complémentaires participe de l'idée que l'espace haut-parlant ne se limite pas à la reproduction d'un champ acoustique mais peut constituer un élément dynamique de la composition.
 

 

 

Les conférences illustrées

Ces causeries-démonstrations peuvent être présentées seules ou en accompagnement des projections, interventions et installations. Leur durée est en moyenne d'une heure, mais peut s'étendre au-delà en fonction de l'importance donnée à la partie expérimentations.

  1. Les haut-parleurs, ces infidèles (tout public)  : "La voix de son maître" ! L'histoire des techniques de captation et de reproduction audio est parcourue par l'obsession de la fidélité. Pourtant, lorsqu'on se penche honnêtement sur ce que représente la chaîne électro-acoustique, on ne peut qu'être convaincu que c'est son infidélité fondamentale qui fait tout son intérêt.
     
  2. Histoires de membranes (tout public) : microphones, haut-parleurs, oreilles : la capture, la production et l'aboutissement du son dans la création acousmatique. Explorons la diversité du son à travers celle de ces membranes et des situations qu'elles proposent...

  3. À la recherche des critères d'espace : lorsque Pierre Schaeffer a défini la notion d'objet-sonore et les critères de sa typo-morphologie, il a écarté (pour des raisons tout à fait légitiles à l'époque) deux aspects pourtant incontournables : l'espace et "l'image". Quels pourraient être ces critères d'espace ? Que cela change-t'il pour notre pratique, notre écoute, la manière de concevoir nos outils ?
     
  4. L'espace du studio et l'espace de la projection : comment produire une œuvre spatiale dans un espace différent de celui de sa projection publique ? Quelles en sont les contraintes, les techniques, les perspectives ?
     

 

 

Les ateliers de découverte du son haut-parlant

Ces ateliers proposent d'explorer par la pratique quelques aspects de la face cachée des œuvres sonores. Ils se focalisent sur le "comment ça se fabrique", car c'est à mon avis le meilleur moyen pour aborder le "comment ça s'écoute".
Aborder l'écoute des œuvre par l'expérience du faire permet également d'évacuer des question comme "est-ce de la musique" pour simplement ouvrir les oreilles sur une dimension du monde des sons qui reste encore pour beaucoup à explorer presque totalement, malgré l'impression qu'aujourd'hui, avec le cinéma et les musiques électroniques, on connaît déjà tout ça par cœur...

De quoi est faite finalement une œuvre sonore ? D'objets, de personnages et de paysages qui, à leur manière purement sonore, racontent du temps et façonnent de l'espace pour constituer une sorte de spectacle audible qui se suffit à lui même.
Chacun de ces ateliers explore ces points, séparément ou conjointement.
Ils peuvent prendre place d'une manière ponctuelle au côté des diffusions (projections, installations, interventions), mais une fois regroupés, ils peuvent également constituer une sorte de "mini formation à l'écoute et à la composition électroacoustique".

  1. Atelier d'exploration micro-phonique : on l'oublie trop souvent, un microphone, autant qu'un relais plus ou moins infidèle entre une vibration et une paire d'oreilles, c'est aussi un microscope qui permet d'ausculter la matière sonore, de dévoiler des formes et des espaces normalement inaudibles et bien souvent inouïs.
    A partir de corps sonnants aussi divers que parfois incongrus, excités par la main du "preneur de sons", l'action fortuite d'un quidam ou les éléments naturels, naissent des objets sonores. Il convient tout d'abord de les écouter une fois "agrandis" par les haut-parleurs, mais il est également intéressant d'en parler, d'essayer de trouver des mots pour les décrire et en partager les appréciations...
     
  2. Atelier de sculpture de sons : le geste est au cœur de toute action musicale, mais est également picturale ou sculpturale. Le sculpteur de sons, comme le musicien, fait travailler sa main et son oreille de concert, mais pour modeler, déformer, fragmenter, agréger, lier la matière sonore et, pourquoi pas, l'organiser dans l'espace. Cet atelier comporte une partie de découverte / travail individuel - comment développer une gestuelle appropriée à l'instrument-outil proposé - mais aussi collaborative : comment construire ensemble un objet sonore complexe, une "sculpture mobile", constituée de courtes improvisations fixées. La dimension informatique est volontairement masquée pour se concentrer sur la facture sonore, mais une suite peut être proposée pour approfondir cette partie.
     
  3. Atelier de phonographie : la prise de sons dite "naturaliste" (field recording) peut être considérée, comme la photographie, comme une manière de rapporter des morceaux de réalité à faire revivre ultérieurement. C'est aussi, d'une manière plus intéressante, une (re)découverte de notre environnement qui fait apparaître des images nouvelles qui vont bien au delà de leur origine...
     
  4. Atelier de tournage sonore : c'est le privilège du cinéma que d'avoir établi un mode d'opération qui, s'il n'est pas immuable, constitue une référence connue de tous. Le scénario, plus ou moins précis, dicte le tournage des scènes, à la fois le jeu des acteurs et le plan des caméras. Transposé dans le domaine acousmatique, ancré dans les techniques de captation multi-microphoniques, c'est un nouveau potentiel narratif qui s'ouvre et qui permet un travail d'équipe différent de celui du compositeur ou du musicien.
     
  5. Atelier de construction sonore : considérer les enceintes comme la source du son et non plus seulement son révélateur rend possible des constructions sonores qui sont à la fois matérielles et immatérielles, tangibles et sensibles, visbles et imaginaires. La construction d'objets haut-parlants, qui peut aller jusqu'à la déconstruction du matériel existant, relie deux types de "faire", et renforce la dimension concrète de l'élaboration sonore.
     

 

 

Les stages (et master-class) de composition spatiale

Composer l'espace entendu, que ce soit pour l'écoute domestique du disque et de la radio ou pour n'importe quelle situation publique, de l'installation au concert, implique que l'on incorpore cet espace dans le propos compositionnel lui même.
Cette possibilité a longtemps été considérée par les compositeurs eux-mêmes comme quelque chose de compliqué et de coûteux, nécessitant des outils complexes et des compétences qui sont rarement abordées dans les centres d'enseignement. Par la nécessité d'intégrer le format de diffusion dans celui de la composition, elle apparait également comme une contrainte supplémentaire qui risque de limiter encore un peu plus la diffusion des œuvres.

Certains points ne sont pas faux... notamment la nécessité de disposer de plus de deux enceintes pour composer et de l'endroit pour les placer !
En ce qui concerne les outils matériels et logiciels, s'ils ont bien constituté une limite importante dans les années 80-90, ils ne représentent plus actuellement une quelconque barrière : un logiciel multipiste qui dispose d'une architecture 64 canaux comme Reaper coûte bien moins cher que la version stéréo de Protools par exemple. Quant aux enregistreurs portables, enceintes et microphones, nul n'est besoin de viser l'excellence technique, l'ordinaire d'aujourd'hui permet déjà de faire des merveilles...

Ces stages sont ouverts à toute personne impliquée dans la création sonore qui utilise des haut-parleurs. Ils abordent à la fois les aspects techniques et esthétiques qui se posent lorsque l'on souhaite réaliser une "œuvre sonore spatiale", quelle que soit sa destination.

Les contenus abordés dans l'ensemble des stages comprennent :

  1. les dispositifs de projection et les modes d'écoute : les types de dispositions, leurs usages, les formats standards du cinéma ; les systèmes d'enceintes homogènes ou hétérogènes, les applications et les limites ; la notion de résolution, le mapping des canaux ; les techniques de codage spatial : l'ambisonic, la WFS, le binaural ; réductions et extensions de la résolutions, adaptations et transcriptions
  2. la prise de sons multiphonique : les rapports entre les dispositions de microphones et celles des haut-parleurs (systèmes centrés, systèmes multiplans, réseaux, codage ambisonique) ; plans versus mouvements ; "écrire l'espace" avec les micros ; les formats et les conversions de fichiers
  3. les traitements et les instruments : jouer du son et de l'espace, rapports gestes / contrôleurs / masse spatiale ; processus ; échantillonneurs et synthétiseurs avec contrôle de la masse spatiale ; réaliser / adapter des outils de traitement (combinaison et interaction de plugins, détournement de fonctions etc.)
  4. la composition multicanale : le multipiste, configurations des pistes, gestion des cartes son, bus et fichiers ; modes d'inclusion d'objets spatiaux à l'intérieur de l'espace de projection (espace cloisonné, imbriqué, unifié) ; le traitement des masses spatiales : placements, déformations, critères d'espace (masses coïncidentes, aire, densité, forme...) ; les autres traitements des objets multicanaux ; la fixation et l'adaptation de la projection

 

Les "master-class", qui prennent tradionnellement place dans les centres de formation (écoles de musique, conservatoires, universités...) peuvent reprendre certains de ces points sous la forme de "conférences plus ou moins illustrées" en fonction des durées et des moyens.

N'hésitez surtout pas à me contacter ;-) (sonsdanslair@free.fr)