d e s   S O N S   d a n s   l ' a i r . . .
c o n s t r u c t i o n s

accueilcatalogue - projections - installations - interventions - constructions - écouter
bio(s) - multiphonie - l'acousmobile - les acousmodules - l'atelier - activités - galerie - documents - télécharger


 b r i c o l e s   e t   b r i c o l a g e s

L'acousmatique, tout comme la HiFi, s'est construite sur la séparation bien connue entre, d'un côté, les informations sonores qui sont fixées sur un support (le disque par exemple) et d'un autre côté l'ensemble de l'environnement qui permet son écoute, celui-ci comprenant aussi bien les conditions acoustique (le lieu) que l'équipement de re-production spécifique (typiquement la chaîne d'amplification et des enceintes). C'est, pour faire simple, la dualité espace interne / espace externe chère à Michel Chion (lire L'art des sons fixés).

En ce qui me concerne, à part bien sûr pour les pièces de la catégorie projections qui sont conçues pour des acousmoniums plus ou moins "standards", cette séparation est généralement très relative, car une bonne partie de mon travail a consisté au contraire à m'appuyer d'une manière assez forte sur les possibilités de rencontres et d'influences réciproques entre ces deux pôles.
Néanmoins, même dans les pièces qui sont très fortement dépendantes des éléments matériels et des conditions d'écoute (installations et interventions), il subsiste toujours une certaine distance entre le son fixé et les objets qui les font exister.
Dans ces bricoles et autres bricolages, la liaison est par contre définitive et inamovible.
Les pièces sont des objets haut-parlants à part entière, où le travail sur les objets matériels est du même ordre que celui qui est effectué sur les sons. Récupérer, rassembler, briser et reconstruire est leur lot commun.
 

 

L E S   M O N D E S - V A L I S E S   D ' U N   A C O U S M A T E   O U B L I E U X

Intervention-installation modulaire et modulable, pour petits lieux et petits auditoires.

En bois, en plastique, en métal, en carton ou en osier, ronde ou allongée, petite ou massive, sérieuse ou fantaisie, une valise fermée raconte déjà beaucoup à propos de son propriétaire et de la vie qu'elle a menée avec lui jusque là.
Alors, pensez-vous, lorsqu'on l'ouvre !

Chacune contient un petit monde sonore qui ne demande qu'à s'en échapper, et, accessoirement, raconte aussi un peu ce qu'est un acousmate, quels sont ses mœurs, de quoi ça se nourrit, à quoi ça rêve...

La présentation se déroule normalement à la manière d'un vide-grenier, où les valises sont exposées à l'attention des visiteurs, attendant que ceux-ci manifestent leur intérêt, posent des questions, pour les déballer, en dévoiler un peu plus le contenu et amorcer des discussions.
D'autres formules sont envisageables.

 

(premières présentations sous le titre "Les valises d'un acousmate", festival "Objectif 373" - Côtes d'Armor - 2012)
(enceintes diverses...)

 


configuration et durée variables
2011~
(en évolution)

mini enceintes amplifiées,  ordinateurs miniatures et cartes son,
 valises

mode de présentation variable

galerie

 

 

T O T E M S  / G O L E M S

Ils ne sont pas faits de bois ou d'argile, mais de silicium, de métal et de plastique.
Ils ne se dressent pas, majestueux ou énigmatiques au dessus de nos têtes, mais se tiennent là, un peu ridicules et fragiles, à hauteur d'yeux.
Ni esclaves ni dieux, leurs voix portent néanmoins les souvenirs du temps où les animaux et les hommes n'étaient pas si distincts. Les mot et les cris qu'ils profèrent sont la matière même de leur corps électrique.

Totems/Golems est une série en cours de construction qui comporte quatre structures haut-parlantes autonomes, partiellement démontables et vaguement anthropomorphiques.
Ce sont en fait des sonophores, des porteurs de sons, où contraste l'assemblage d'objets technologiques décalés avec le caractère organique, vivant des sons, tout comme leur immobilisme en regard de la mobilité des vibrations qui parcourent leur corps.

Le choix de leur appellation représente évidemment une forte référence au mystère (plutôt qu'au mystique). Ce qui m'intéresse d'explorer avec eux ce sont les états intermédiaires de la voix et de la matière, là où (selon une formule très langue-de-bois) l'oreille perd pied en cherchant sa voix... Le son et l'audition se prêtent merveilleusement à ce jeu des chimères, et chacun des personnages rend compte ainsi d'un aspect particulier de la vocalisation (cris, chant, signal, message ?), selon des mini-compositions à écouter de préférence de près.


(préfiguration !)

(première version au Museum d'Histoire Naturelle de Grenoble, novembre 2011)




2011~
10 canaux chacun

mini enceintes amplifiées, éléments et accessoires divers, fil électrique,
ordinateurs et cartes son

 

 

É C O R C H É S

(en préparation)

Ensemble de petites structures haut-parlantes autonomes.

éléments de haut-parleurs et d'amplificateurs, fil électrique, valises, ordinateurs et cartes son  

 

 

 et aussi, pour mémoire :

B I B E L O T S  à  observer de près
B R I S - C O L L A G E S 

Bibelots : Ces quelques bibelots, naïfs ou tarabiscotés, ont été composés initialement pour l'installation collective "Les Boîtes sonores de L'Inventaire".
Ils ont été le point de départ de la constitution de l'AcousMobile.
Une version pour séances de projection en a été tirée : les Bibelots agrandis.

Bris-Collages : pour la reprise des "Boîtes sonores", avec 20 morceaux : dégrossissage et coulures / élagage et brisures / concassage et grenailles / tressage et cendres / ciselage et épissures / rabotage et feuillures / taraudage et entailles / laminage et cannelures / affûtage et brasures / tranchage et soudures / ébarbage et giclures / broyage et émondes / filetage et bosselures / limage et rainures / ponçage et striures / cordage et échardes / égrenage et éclaboussures / pressage et scories / estampage et voussures / découpage et épaufrures.


(première présentation au festival Musiques en scènes 2008, Amphithéâtre de l'Opéra de Lyon
)



2007
14 canaux

2011
16 canaux

boîte de 90x90x80 cms

 

 

 

 

 

m é d i a s

L'espace domestique, avec ses supports et ses modes d'écoute particuliers, est incontournable pour exister socialement, pour laisser des traces en dehors des diffusions publiques éphémères et toujours trop rares.
Je l'ai pourtant rarement exploité : face à l'extraordinaire territoire ouvert par la composition des sons dans l'air, comparé aux espaces fantastiques qui ne demandent qu'à être explorés, il n'offrait pour moi que peu d'attraits... C'est comme demander à un sculpteur d'abandonner la matière et les volumes pour les aplats suggestifs d'un tableau : c'est très bien, mais ce n'est pas de cette manière que son cerveau et que ses mains fonctionnent.

L'écoute domestique représente pourtant en tant que telle une situation particulièrement intéressante : l'auditeur-spectateur est en contact intime avec le son (et çà, j'adore !), et il peut généralement réitérer son écoute autant de fois qu'il le souhaite, creusant et affinant la perception et la connaissance qu'il a de cette œuvre, chose impossible en dehors de certaines installations.
À la fin des années 90, les supports multimédias, avec leur interactivité, ont représenté pour moi une alternative curieuse mais viable aux espace que je tentais de déployer. Je m'y suis engouffré pendant plusieurs années, mais hélas, entre les évolutions de l'informatique et l'omniprésense d'Internet, cette direction a été suspendue (Petits aperçus d'un grand-tout, La grande maison inhabitable).
Plus tard, la démocratisation du format surround à cinq canaux pour le grand public a représenté une possibilité intéressante pour transposer certaines compositions, et a même constitué un espace adéquat pour les œuvres qui associent le son et l'image (Préludes, Etudes et Interludes).

Mais c'est peut-être aujourd'hui l'écoute au casque, associée à des manières particulières de capturer et de traiter les sons (le binaural) qui représenterait pour moi la solution la plus intéressante : économique, facile à mettre en place, il est possible de (re)produire des espaces imaginaires qui, tout en étant d'une autre nature que ceux qui sont produits par des ensembles de haut-parleurs (quoique... voir le Smyth Realiser), peuvent bien rivaliser avec ceux que je m'acharne à construire dans l'air libre depuis tant d'années.
Avec le présent engouement pour tout ce qui a trait à la "réalité virtuelle", et bien que je lui préfère la "virtualité réelle" de mes espaces haut-parlants, qui sait ?

 

 

 D o u z e   P r é l u d e s ,  É t u d e s   e t   I n t e r l u d e s

1. Etude crayonnée d'après E. Muybridge (7'11)
2. Glissements hésitants du désir (6'37)
3. Etude sur les brisures (5'45)
4. Interlude 1 (3'31)
5. Masques (6'22)
6. Etude en blanc et noir (3'42)
7. Interlude 2 (4'45)
8. L'île chavirée (6'20)
9. Etude vibratile (6'26)
10. En attendant le silence (4'50)
11. Interlude 3 (3'13)
12. Le temps perdu (9'07) 

Après une installation (Le théâtre de la mémoire - 7 canaux vidéo et 14 canaux audio, 1995) et une pièce en multi-écran (Une brèche dans la citadelle - 6 canaux vidéo et 16 canaux audio, 1998), toutes les deux présentées en publique une seule fois..., j'ai réalisé une première série de miniatures vidéo simples, c'est à dire pour un seul écran et en stéréo, afin d'avoir enfin quelque chose que je puisse montrer...
Les vingt-quatre pièces qui composaient ces premiers cahiers de Préludes, Études et Interludes ont eu une petite vie publique, et ont été un peu distribués sous la forme de cassettes S-VHS.
Mais comme je n'étais tout de même pas bien satisfait du résultat - qualité technique très limite, certaines naïvetés et grossièretés visuelles, son stéréophonique - je me suis remis au travail pour une deuxième série de seulement douze pièces cette fois, mais nettement plus développées et, pour certaines je pense, abouties.
Le titre de l'ensemble est plus qu'une référence, un hommage, aux cahiers de Préludes et d'Études pour piano de Claude Debussy et de Frédéric Chopin. Ces merveilles d'inventivité, de poésie mais aussi de rigueur, ont représenté pour moi une sorte de modèle de comportement, de concentration, où le camescope et l'ordinateur du XXI° siècle tenaient un peu le rôle du piano du XIX° siècle : à la fois l'outil personnel et intîme de la composition et, avec le DVD, sa dissémination (potentielle) dans les salons...
Quant aux rapports entre les images et les sons, la composition simultanée des deux médiums fait de chaque pièce un objet dense, où l'œil et l'oreille sont conjointement sollicités. Cela m'a quelques fois été reproché lors de projections publiques en séries, mais ces pièces sont effectivement faites pour être appréciées à petite dose, pour pouvoir revenir dessus autant que nécessaire. C'est bien là tout l'avantage du support domestique sur la séance de projection publique.
 

 

DVD-Video DTS

2001-04

 

 

 P e t i t s   a p e r ç u s   d ' u n   G r a n d - T o u t

Un CD-Rom inclassable, à télécharger.

C'était au départ quelque chose qui devait servir à faire connaître mon travail acousmatique multiphonique, un produit multimédia où la dimension visuelle et l'interactivité permettraient de pénétrer (virtuellement) dans mon espace sonore.
Puis je me suis laissé prendre par un mode d'écriture audio-visuel d'une richesse extraordinaire, dont je tentais pas à pas d'en domestiquer quelques aspects, sans autre ligne directrice que mes œuvres existantes et les nouveaux jeux qui s'offraient à moi. Ça a été passionnant et extrêmement prenant...
Le résultat a été quelque-chose de complexe et d'assez peu lisible, en tout cas par rapport au but initial.
Il a aussi, évidemment, beaucoup vieilli (il a été commencé à l'époque de Windows 95 !), tant techniquement qu'esthétiquement. Mais il conserve néanmoins un espace de jeu qui a su à l'époque captiver quelques personnes, et qui encore aujourd'hui peut éventuellement apporter un petit quelque chose, pour peu qu'on aime se perdre dans un jeu de pistes pas trop balisé.

Compatible avec toutes les versions de Windows, même récentes, mais la résolution d'écran est de 640 x 480 : ça sera minuscule ou pas bien joli sur un écran moderne...
 

 

CD-ROM

1996-99

 

 

 F e u i l l e t s   d ' A l b u m

Un mini-CD édité par Métamkine dans la série Cinéma pour l'oreille, d'après l'installation interactive "Un album à feuilleter dans le noir" et  en hommage lointain aux Bunte Blätter De Robert Schumann.


 

 

mini-CD
(épuisé)

1994