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Note : vous pouvez utiliser tout ou partie de ces textes.

(général)

Jean-Marc Duchenne (né en 1959) a fait ses études musicales à Dijon (clarinette, écriture, Bac musical et Licence de musicologie), puis a suivi l'enseignement de Denis Dufour dans la classe de composition acousmatique du CNR de Lyon. Il se consacre depuis presque entièrement à la composition d'œuvres d'art sonore haut-parlant.

Que ce soit dans les installations, les séances de type concert ou lors d'interventions particulières, son travail vise toujours à faire percevoir le son comme "des images qu'on peut toucher". L'utilisation de dispositifs basés sur un nombre important d'enceintes, aux caractéristiques souvent spéciales, lui permet de créer des constructions sonores sensibles, allant de "films pour l'oreille" presque narratifs jusqu'à des architectures abstraites aux matières très concrètes. La proximité avec les auditeurs représente également un aspect important de son travail, combinant le plaisir de la découverte avec l'expérimentation de formes artistiques originales.

Depuis la fin des années 80, ses recherches sur la multiphonie et ses compositions se nourrissent ainsi réciproquement. Ceci l'a conduit à développer ses propres outils de création et de diffusion, comme l'atelier-acousmonium au début des années 90 (62 canaux aujourd'hui), la série de plugins multicanaux AcousModules dans les années 2000, ou les dispositifs d'enceintes originaux qui constituent l'AcousMobile.

Selon les époques, il enseigne l'acousmatique, les techniques du son et la MAO (CNR de Lyon, Universités de St-Étienne et de Lyon II, INSA de Lyon, GRIM-EDIF...).

(à lire et écouter sur http://sonsdanslair.free.fr)

 

(anglophone)

Jean-Marc Duchenne is born in 1959. After classical musical studies at Dijon (clarinette, composition, licence of musicology) he has learned acousmatic in the class of Denis Dufour at Lyon.

Since the late 80s, his aesthetical and technical researches on space and his compositions have continuously fed each other. This has led him to develop his own creation tools, like his studio-acousmonium in the early 90s (62 channels today), the series of AcousModules multichannel plugins in the 2000s, and the original speakers ensembles that constitute the AcousMobile.

Concerts, installations or live situations, his compositions always tend to make sound feeling as touchable images. Working with high number of speakers allows him to create sensible sound constructions, from nearly narrative "movies-for-the-ear" to abstract mobile architectures. The proximity to the listeners consitutes also an important aspect of his work, where he can combine the pleasure of discovery with the experimentation of new artistic forms (read and listen on http://sonsdanslair.free.fr).

Depending on the period, he has also taught acousmatics, digital sound techniques and MAO in different schools and universities.

 

 
(installation dans la maison d'Odette Bellec, Plouguernevel, novembre 2010 - photo Bernard Bretonneau)

 

  

(personnel)

Cela fait plus d'une trentaine d'années que le son haut-parlant, celui qui ne peut exister que par sa projection dans l'air au moyen de haut-parleurs, est devenu mon territoire d'exploration et d'expression. Il constitue la matière des architectures que je façonne, les images des histoires que je raconte.
À travers des projections, des installations ou des interventions un peu inclassables, ce qui me fait vibrer et motive mes choix et mes actions est toujours ce qu'on pourrait appeler la "concrétude" de l'expérience d'écoute, et comment transmettre l'émerveillement que je ressens à construire dans mon atelier des objets sonores minuscules ou complexes, à les sentir et les palper, à les regarder naître, grandir et s'évanouir, bref, à jouer avec eux...
D'une manière étroitement imbriquée avec la réalisation de mes œuvres, j'ai donc passé une grande partie de mon temps à réfléchir sur les espaces du son et à explorer les techniques qui me permettent de composer. J'ai fini par fabriquer les outils dont j'avais besoin (les acousmodules), et plus récemment à rassembler mon équipement de colporteur de sons (l'acousmobile), aujourd'hui indispensable pour faire exister mon travail.
Parallèlement à mes activités de création, j'enseigne plus ou moins régulièrement la composition électroacoustique et les techniques du son.
 

 

 

 

(sur le tableau d'Anette Millet)

 

  

(énigmatique)


Comment, avec des mots, rendre compte de l'expérience que constitue à chaque fois pour moi l'écoute des sons haut-parlants ?
Comment parler de cette curieuse association de cinéma et d'architecture, de sculpture et de poésie, que j'essaie, très concrètement, de façonner avec eux ? De ces espaces invisibles mais tangibles, où image et matière s'affrontent et s'offrent aux yeux fermés et aux oreilles ouvertes ?

Écoutons donc...
 

 

 


 

 

(léger)

Un peu d'électricité, un bon volume d'air, des membranes qui excitent d'autres membranes, la vibration à fleur de peau ou la vibration-immersion, qui fait surgir du silence des images et des paysages, sculpte des objets impalpables et mobiles, entre mystère et éblouissements, bref, voilà les ingrédients que j'aime à rassembler et agiter autour de moi...

Pour en imaginer plus, yeux et oreilles à jeter sur http://sonsdanslair.free.fr.
 

 

 

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(ex(h)austif et totalement incomplet...)

Auxerre, Migennes, Appoigny, Joigny : où tout a commencé...
1959, juillet, le 18, maternité d'Auxerre (Yonne) : je produis, je suppose, mes premiers sons aériens.
Quelques années plus tard, lors d'un Noël, je reçois un petit accordéon, pour accompagner mon papa (le sien est beaucoup plus gros)...

Migennes : les années de découverte
1968 : une année de solfège à l'école de musique municipale, puisqu'à l'époque c'est ainsi qu'il fallait commencer l'apprentissage de la musique, mais après on n'en parle plus !
1969 : je souffle pour la première fois dans une clarinette, et ça durera ensuite pendant une bonne dizaine d'années, avec plus ou moins de bonheur, de souffrance et de persévérance
1971 (je suppose) : je rentre dans les rangs, c'est-à-dire que participe à l'Harmonie Municipale, ce qui veut dire répétitions et concert (super) et défilés (bof)
1972 et suivantes : j'écris tant bien que mal des partitions pour jouer avec des camarades de l'Harmonie, mais pourquoi donc ?
1975 : Joigny, Seconde littéraire, je découvre la poésie, Schumann, Debussy, Stravinsky, Ravel, Bartok, les PinkFloyd d'Ummagumma... écriture tatonnante de pièces pour clavier avec un petit orgue électrique, stages de clarinette... je serai compositeur !

Dijon : les années d'apprentissage
1977 : Première musicale F11, et il y a du travail ! Études d'harmonie et de composition au CNR de Dijon, composition de pièces pour orchestre (jouées par l'orchestre des élèves de la section au Lycée Carnot), des pièces vocales et pour piano ; je découvre aussi occasionnellement le jeu avec l'effet Larsen, mais sans suite immédiate...
1979 et suivantes : Bac F11, puis études de Musicologie à l'Université, un peu figuration à l'Opéra de Dijon et même chanteur dans les chœurs d'une troupe d'Opérette ; écoute non convainquante ni convaincue de disques de musique électroacoustique, rapides essais de synthétiseurs, travaux de copie de partitions (pour un opéra de Claude Prior), affinage de mon écriture instrumentale (influence marquée d'Henri Dutilleux)
1981 : Licence de musicologie (la Fac, ça me suffit !) ; un mois dans l'Armée avant la réforme pour cause d'asthme (ouf)

Lyon : les années acousmates
1981 et suivantes : direction d'orchestre et classe d'acousmatique au CNR de Lyon avec Denis Dufour : la découverte par la pratique, ça change tout ! ; quelques mois comme prof de musique en collège : ça suffira...
1982 : premières pièces acousmatiques ; confrontation avec la diffusion en concert ; achat de deux Revox, enceintes JBL 4311, synthétiseur EMS Synthi, puis Korg MS20/MS50, puis Roland Jupiter 6, pratique instrumentale du synthétiseur (Quark Ensemble)
1984 : Médaille d'or en composition acousmatique, invitation au GMVL pour composer La cicatrice du geste

Crest, St-Étienne, Caluire, Vénissieux, Lyon : les années difficiles...
1985 : invitation au GRAME pour composer Trois Monochromies ; programmation de La cicatrice du geste dans un concert du GRM à Paris (merci François Bayle) ; commande de l'ensemble instrumental TM+ (Géode), abandon quasi définitif de l'écriture de partitions
1986 : collaboration avec des compagnies de dance et de théâtre sur Lyon et St Étienne ; déménagements divers puis stabilisation temporaire à Vénissieux ; achat de mon premier échantillonneur Emax ; invité de la première Acousmathèque du GRM
1987 : achat d'un magnétophone 4 pistes TEAC pour la composition de Gaïa, Helia, Selia en 4 pistes, achat d'un magnétophone 8 pistes Fostex 80, remplacement de l'Emax par un Casio FZ1, composition en octophonie des Quatre études d'espace (avec seulement deux enceintes)
1988 : prix Noroit Léonce Petitot à Arras pour Quatre études d'Espace

Sillens : les années multiphoniques (1)
1989 : achat d'enceintes pour composer Mobilis in mobile en octophonie, complément du magnétophone 8 pistes par un ATARI + Notator puis Cubase
1990... : remplacement du FZ1 par un Ensoniq EPS, puis par un ASR 10 + un Roland S770, achat d'enceintes supplémentaires pour passer à 12 (La route buissonnière en technique mixte bande 8 pistes + MIDI) puis à 16 canaux (Scènes de la réalité plus ou moins quotidienne avec les deux échantillonneurs) ; projet d'installations multiphoniques jusqu'à 24 canaux (Acousma-Parc) ; premières réalisations vidéo ; création octophonique en direct à l'échantillonneur pour un spectacle théâtral (Décalage) ; réflexions et écriture d'articles sur l'espace et les dispositifs de projection
1994 : je commence à donner des cours pour le centre de formation GRIM-EDIF à Lyon, d'abord histoire de la musique et réalisation de bande-son, puis plus tard vidéo, et enfin "son numérique"
1995 : achat d'un PC pour la vidéo, installation vidéo-acousma Le théâtre de la mémoire à la Villa Gillet (GMVL)

Lyon : les années acousmonium et CD-Rom
1996 : finalisation de l'acousmonium fixe 24 canaux pour la composition de la commande de GRAME L'œil tactile (achat d'enceintes et d'un Kurzweil K2000)
1996-99 : travail sur les CD-Roms Petits aperçus d'un grand-tout (à usage "promotionnel") et La grande maison inhabitable (resté inachevé) ; interprète à l'échantillonneur dans "Choc", spectacle théâtral de Philippe Mion / Justiniana
1998 : Une brèche dans la citadelle pour le festival 38° Rugissants à Fontaines (en technique mixte DTD Logic audio + échantillonneurs)
1999 : première série vidéo des Préludes, Études et Interludes ; l'overdose de "boum-boum" après quatre années passées au-dessus d'un bar de nuit me fait fuir Lyon, épuisé...

Artemare : les années vidéo et acousmodules
2000 : la taille de la petite partie de maison que je loue ne permet pas de sortir mon acousmonium de ses cartons, tant pis, reprise du projet des pièces vidéo-acousma domestiques Préludes, Études et Interludes, cette fois avec le son en 5.1 ; je place et développe sur Internet l'ensemble de mes réflexions et recherches sur la multiphonie, qui devient la motivation et le lieu de futurs développements
2002 : travail sur le dispositif interactif Eyecon pour le spectacle avec Bertrand Merlier 4 Hands à Dresde, qui tournera les années suivantes un peu en Allemagne et en France
2003 : découverte du logiciel Synthedit et lancement de la (longue) série des acousmodules ; application de certains principes d'interactivité développés pour le CD-Rom à des situations d'installations
2004 : Grissonnages pour le festival Vivre les sons

Pélussin : les années multiphoniques (2)
2004 : location d'un local suffisament grand pour remettre en place l'atelier-acousmonium (mais pas en hiver...), composition de Ouverture pour le festival Futura, et adaptation de certains Préludes, Études et Interludes pour former les Deux Nocturnes ; sortie du logiciel Podium qui permet de dépasser la limite des 12 canaux de Nuendo avec les acousmodules ; dernière tentative de composer pour acousmonium standard avec Peinture Noire pour un concert du GRM
2006 : version 17.1 des Constructions I, j'espère que ce format puisse devenir une sorte de standard pour les concerts ? ; début des Histoires Fantacousmatiques en 24 canaux selon le format 22.2 de la NHK prévue pour le festival Vivre les sons ; fin de la disponibilité du local, adaptation rapide d'œuvres existantes en 22.2 pour le festival et remballage de l'acousmonium dans ses cartons :-(
2007-08 : reprise de l'installation Les pieds sur Terre au Château des Adhémar à Montélimar ; début de la constitution de l'AcousMobile avec la composition des séries de miniatures Bibelots, Croquis Maquettes Modèles, Musiques de chambres ; composition pour la commande de Césaré de Le soleil des bruits du monde en 16 canaux dans 20 m² : il va falloir encore déménager !

Passins : les années AcousMobile
2008 : collaboration avec Le centre du son ; composition de l'installation 64 canaux Forêt fragile
2009 : le studio n'est pas grand mais permet tout de même la mise en place d'un acousmonium minimum au format 17.1 ; je commence à développer l'équipement de prise de sons multiphonique mobile pour la réalisation de Tournages ; le jour de mon anniversaire, une chatte m'apporte ses trois petits, je garde Chiffou
2010 : installation Trente-deux instants presque ordinaires pour le festival Atmosphère + dans les Côtes-d'Armor ; Lilou et Prunelle viennent tenir compagnie à Chiffou
2011 : concepts de mini "spectacles" acousmatiques, commencement des Valises d'un acousmate ; réalisation des premiers Totems-Golems sous le nom d'Homo-Parleurs pour une installation au Museum d'Histoire Naturelle de Grenoble : cette formule d'objets haut-parlants me convient décidemment bien...

St-Étienne : les années multiphoniques (3)
2012-13 : les dimensions du nouveau local permettent enfin l'installation de l'acousmonium complet et de terminer des pièces qui sont en chantier depuis (trop) longtemps ; réalisations sur les dispositifs "cinéma" et "cirque" en 32 canaux : quel plaisir ! l'équipement microphonique fixe passe à 32 canaux également... ; atelier de "sculpture de sons" à La Mulatière dans le cadre de La Semaine du Son
2014 : évolution (finale ?) de l'acousmonium à 54 canaux ; finalisation de la saga commencée en 2006 des Histoires fantacousmatiques ; problème de dos, forts rallentissements prévisibles
2015 : Pré-histoire(s) pour le festival "Y'a comme un mammouth sous le gravier" me confirme dans un mode de présentation semi-fixé ; la perte d'audition des fréquences aigües se poursuit... (tout va encore bien en dessous de 12 kHz) ; fin (enfin) de La Cage en 52 canaux
2016 : ???

 

 Note : a-priori, ce texte ne comporte rien que vous puissiez utiliser... 

 

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