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Pourquoi et comment
?
Telle est la double question qu'un auditeur occasionnel,
ou même assidu, peut se poser face à une création
acousmatique qui, une fois le temps de son audition passé,
n'a laissé aucune trace tangible derrière elle, alors
que son souvenir va peut-être perdurer encore longtemps...
et
c'est très bien comme ça. Mais malgré tout,
si l'on connaît à peu près
le genre de cheminement et les moyens qui président à
une création musicale, disons, "instrumentale occidentale
de ces cinq derniers siècles", l'acousmatique est souvent
une double boîte noire : celle de son écoute et celle
de sa fabrication. Alors, que cela ne réponde qu'à
une saine curiosité ou que cela s'insère
à l'intérieur d'un contexte plus analytique ou pédagogique, avoir
une certaine connaissance de comment et de pourquoi
la sonofixation a abouti à ces œuvres peut en enrichir en
la
perception et la compréhension.
À la manière
de l'ouvrage qui avait été consacré au De
natura sonorum de Bernard Parmegiani, ces pages montrent ainsi l'envers
d'une œuvre, ce qui s'est déroulé de l'autre côté
des membranes des haut-parleurs, les errances autant que les choix, l'utilisation
des techniques autant que quelques-fois, modestement, leur
invention.
Chaque page présente les
informations suivantes : - le sonogramme multicanal : il montre
une vue globale du temps de la composition (horizontal), et un peu
de son espace par la distribution de ses canaux (vertical). À
ce niveau de résolution les informations spectrales (couleurs)
sont peu significatives. Voir également la page consacrée
aux acousmogrammes. - juste
en dessous, est placé un lecteur qui permet d'écouter
la pièce pendant la lecture de la page. Il s'agit d'un mixage binaural
réalisé avec le plugin de Fiedler Audio SpaceLab,
qui produit une image spatiale différente de celle qui est
proposée à travers l'enregistrement binaural dans
l'Acousmonef sur la page écouter.
Celui-ci est plus "analytique" et peut mieux supporter
une écoute sur enceintes, même si bien-sûr le
port du casque reste fortement recommandé. - le propos
: ce qui a déclenché la création de cette pièce,
ce sur quoi porte son élaboration, ce qu'elle est sensée
produire, peindre ou exprimer... - l'histoire : il peut
y avoir eu d'autres versions avant, ou d'autres pièces qui
en ont partagé le propos ou les moyens - l'origine des sons : c'est
quelques-fois simple à citer, mais les sources sont le plus
souvent multiples et quelques-fois tellement lointaines dans le
temps que les citer devient impossible - le déroulement
: c'est d'une manière résumée ce qui va être
décrit ensuite avec plus ou moins de détails à
l'intérieur de la page -
les compatibilités : question importante, elle est focalisée
sur les deux types d'espaces haut-parlants que l'on risque de le
plus de rencontrer, les dômes et les acousmoniums, mais indique
plus globalement quelles sont les qualités spatiales importantes
et lesquelles on pourra éventuellement simplfier ou même
sacrifier -
une vue du projet Reaper : elle permet généralement
de se rendre compte du type de composition dont il s'agit, notammentr
de son niveau de continuité/discontinuité et de la
manière dont la masse spatiale des sons est organisée - le "montage final" : les éventuels
ajustements temporels et dynamiques opérés sur le mixage multiphonique,
avant le rendu final prêt pour la diffusion (ou pour être
adapté vers des formats plus ou moins voisins).
Voir la page consacrée aux Préludes
à l'espace pour la description complète
du projet. (les titres en italiques indiquent que les
pages sont en cours de rédaction, veuillez repasser plus
tard...)
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