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Composer c'est bien, mais donner à écouter c'est encore mieux...

Normalement, en dehors des difficultés de distribution communes aux œuvres "non directement consommables" (celles qui réclament un minimum de curiosité et d'attention), ce point ne devrait pas représenter un problème majeur. Il existe par exemple une édition discographique de musiques électroacoustiques importante (quoique assez méconnue, allez voir le catalogue chez Métamkine), et si les manifestations publiques, concerts et festivals ne sont pas légion, on peut trouver sur l'année de quoi nourrir ses oreilles (à Futura par exemple).

Mais voilà, avec ma manie de vouloir à tout prix composer ce que je donne réellement à entendre (et réciproquement), il se trouve que les dispositifs de diffusion traditionnels (c-à-d conçus pour la mise en espace de compositions stéréophoniques ou guère plus) ne sont généralement pas adaptés à la projection multiphonique en "haute résolution", qui plus est en "3D", sans parler des choix de dispositions et de leur rapport avec l'écriture sonore.
Par ailleurs, j'ai une préférence pour les petits lieux et les rapports directs avec les auditeurs, là où ils peuvent entrer en contact avec le son projeté d'une manière intime (ce qui n'exclut pas une forme de spectaculaire...) et où l'on peut prendre le temps d'en discuter ensemble.

Alors, comme pour d'autres acousmates, la solution a consisté à rassembler peu à peu mes propres outils de diffusion, garantissant ainsi une adéquation optimale entre le faire et le faire entendre.

Mon choix d'équipement est par contre assez particulier, guidé par des exigences de légèreté et d'efficacité tout autant que par une volonté de diversité : puisque niche nous sommes, nichons nous partout où il y a des brèches dans le mur du son musical, des envies d'entendre autrement et autre chose que du son comprimé, dynamiquement (la "loudness war") et spatialement (la stéréo ou même le "5.1").
L'AcousMobile complet comprend ainsi aujourd'hui plus de 800 drôles d'enceintes, les plus petites pesant quelques dizaines de grammes et les plus grosses plusieurs kilos.
Qu'elles soient définitivement attachées à une œuvre spéciale, comme dans les installations et les interventions, ou qu'elles permettent la diffusion de programmes à la mode de la séance ou du concert comme ici, chacune a été choisie comme l'on fait un casting de cinéma : pour sa capacité à pouvoir endosser un rôle bien particulier, mais également pour apporter sa propre personnalité, et quelque-fois même susciter l'invention de nouveaux personnages (c'est une méthode par contre économiquement peu viable, j'en conviens !).

Les trois formules présentées ci-dessous correspondent à des séances de projection sonore, pouvant se dérouler à la manière des séances cinématographiques d'une façon périodique, ou encore à la manière d'installations en programmation continue. La "séance unique" de style concert, bien que possible, n'est pas souhaitable...

 

Cinémacousmatics

Ce dispositif est conçu pour procurer un spectacle sonore que l'on pourrait qualifier de "cinématophonique". La répartition spatiale des enceintes est effectivement basée sur les formats surround du cinéma, compatible du 5.1 au Dolby Atmos, en passant par l'Auro-3D, le 17.1 et le NHK 22.2, auxquels elle ajoute un proscenium apportant plus de présence à la scène frontale, qui, malgré leur large déploiement dans les trois dimensions, reste privilégiée.

Le choix des enceintes est assez particulier puisque constitué, pour la partie au sol, d'enceintes amplifiées stéréophoniques monobloc, utilisées comme des points mono à large dispersion spatiale (un peu comme des enceintes surround di-polaires). Ceci est très appréciable en situation de proximité pour obtenir une couverture acoustique continue.
Enfin, contrairement aux dispositifs suivants, il est basé sur la notion d'image stéréophonique, et comme tel (et peut-être aussi en souvenir de l'Acousmonium du GRM) il est construit par plans selon une symétrie gauche-droite, s'appuyant sur des différences subtiles de timbres entre ces paires d'enceintes, de manière à accentuer la lisibilité des images sonores.
Enfin, comme pour tous les systèmes focalisés, le nombre de places d'écoute équilibrées au centre est assez limité.


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L'arène sonique

Les enceintes de ce dispositif sont petites, mais elles sont nombreuses : une cinquantaine (ou un peu moins pour les plus petits lieux). Mais ce qui le caractérise principalement, c'est sa disposition spatiale : elle ne fait pas référence à l'espace scénique habituellement associé aux arts de la représentation (musique, théâtre, cinéma) mais plutôt à l'espace des manifestation sportives comme le cirque, le ring ou le stade. Cette disposition est également compatible avec des versions plus ou moins aplaties du dôme ou même de la sphère.

Les enceintes et le public sont ainsi placés selon des cercles concentriques, sur deux niveaux de hauteur (pour les enceintes en tout cas...), où chaque cercle est représenté par un modèle d'enceintes spécifique à sa position. Ceci permet à la fois de conserver une cohérence timbrale au sein de chaque cercle tout en renforçant la lisibilité de l'espace. Et comme les auditeurs sont placés sur une ligne unique, il n'y a très peu d'effet de masquage.

Je trouve cette disposition en cirque particulièrement intéressante car chaque point d'écoute bénéficie ici d'une place qui, bien qu'unique, est totalement équivalente aux autres. Il n'y a plus de déséquilibre en raison de l'éloignement de l'auditeur par rapport au sweet spot, mais autant de "points de vue" qui bénéficient tous d'un enveloppement dense et, surtout, de multiples plans de projection. Là où les dispositifs traditionnels tentent de remplir le champ de projection avec des fantômes plus ou moins saisissants selon la place où l'on se situe, les sons sont ici matérialisés dans toute l'épaisseur du volume d'écoute.


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Sonarium

Contrairement aux deux dispositifs précédents, Sonarium n'est pas adapté au diffusions de type séances de projection (et concerts). Sa conception spatiale basée sur des réseaux non-orientés lui permet de complexifier et d'affiner les dimensions cinétique et immersives, ce qui n'est pas vraiment compatible avec des alignements de chaises et des positions d'écoute limitées... La moitié des enceintes diffuse d'ailleurs le son sur 360° de manière à procurer une spatialité ouverte qui puisse être audible pratiquement de n'importe quelle place.

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(note : les illustrations ne tiennent pas compte de l'orientation réelle des enceintes...) 

Ces AcousMobiles ne comportent pas que des haut-parleurs, ils disposent aussi évidemment des supports de lecture des œuvres, aujourd'hui constitués d'ordinateurs (LG Gram, Macbook Air) et d'interfaces audio-numériques (RME Digiface USB, M-Audio Lightbridge, Cymatic LP-16, convertisseurs ADAT Fostex VC-8), sans oublier les amplificateurs pour les systèmes passifs (L'arène Sonique et Sonarium) ainsi que les nombreux pieds !

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Et aussi d'autres acousmobiles pour (presque) tous les lieux et tous les temps...

L'acousmobile de poche, de chambre
et de campagne

Pour toutes les occasions éphémères où on ne dispose que de peu de temps ou de peu de place, où on ne s'adresse qu'à quelques personnes, ou encore pour des lieux comme le plein air où il est bien difficile de trouver une prise électrique, ces acousmobiles très mobiles illustrent concrètement et pratiquement le propos comme quoi "entre le concert sur grand acousmonium et la stéréo au casque" il y a de la place pour d'autres dimensions d'écoute.

Leur format (ultra)léger et leur fonctionnement sur batteries en font des outils adaptés à ce que je qualifierais, même si je n'aime pas trop la connotation, de "guérilla de la découverte". Il s'agit d'occuper le terrain, de trouver des occasions de rencontre, de mise en relation du son haut-parlant et des auditeurs qui favorisent des moments d'écoute "entière", à la fois ludique et exigeante.

Le répertoire est principalement constitué d'adaptations de pièces ou d'extraits de la catégorie projections.

 

jusqu'à 32 canaux, configurations variables, mise en place de 10 à 30 mn
situations typiques : démos sur le pouce, illustrations, concerts d'appartement, en forêt, sous les étoiles...,
prototypage, support d'intervention pédagogique, ateliers et master-class...

         
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(12 Razer Ferox 2.0, 10 Minirig, 4 Minirig Subwoofer, 10 Altec-Lansing Orbit, 3 Altec-Lansing IM7, 3 Yamaha PDX-11, 2 ThinkOutside BoomTube + Chuwi Hi12, 4 ST-Lab)

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